
Depuis plus de 20 ans, la population de La Verrière, ses élus, ses associations, se mobilisent pour éviter qu’un tracé d’autoroute ne se réalise à travers l’urbanisation. La ville court un risque majeur depuis le 24 octobre 2006. À cette date, le Ministre de l’Équipement Dominique Perben décidait, après 4 mois de « débat public », du tracé 2C’ dans La Verrière.
C’est une décision injuste et inacceptable !
Injuste et inacceptable parce que ce tracé passe dans un couloir étroit :
entre deux rangées de 60 pavillons (dont plusieurs seraient détruits) ;
le long d’un hôpital psychiatrique
le long de deux centres sportifs dont le seul terrain de grand jeu de la commune
le long d’un étang classé ZNIEFF première catégorie (réserve d’oiseaux et plantes)
sur un lieu de promenade très fréquenté et apprécié des verriérois et de leurs visiteurs
en détruisant un ouvrage constitutif de la « rivière du Roi Soleil » conçue par Vauban.
Injuste et inacceptable parce qu’un tracé antérieur, plus respectueux du cadre de vie de milliers d’habitants et plus économique pouvait être choisi : le tracé par le vallon du Pommeret. En effet le débat public n’avait pas évoqué le tracé 2C’ dans La Verrière comme une réponse aux problèmes posés. Seuls s’étaient opposées deux parti pris :
un tracé rural par le vallon du Pommeret
un aménagement de la N10 tel qu’on pourrait se passer de voie nouvelle.
L’aménagement de la RN10 n’a pas été retenu pour une raison de fond : son caractère totalement inopérant pour tout à la fois fluidifier le flux de transit et d’échange, maintenir et améliorer les dessertes locales, sortir le plus possible de nuisances du tissu urbanisé.
A contrario si le tracé par le vallon du Pommeret a été écarté, c’est pour des considérations de procédure : la difficulté juridique supposée d’opérer le déclassement partiel et provisoire de quelques hectares du site naturel de la Haute Vallée de Chevreuse. En fait une manière détournée de céder à la pression des catégories sociales aisées dominantes dans la vallée de Chevreuse que ce tracé tangente.
Injuste et inacceptable parce qu’il ne s’agit pas de créer un nouveau grand axe de circulation mais une simple déviation sur 15 kilomètres de la circulation de transit et d’échange s’écoulant actuellement au cœur de la zone urbanisée sur la N10. Raison de plus qui aurait du plaider en toute logique pour la solution la plus rurale, le passage par le vallon du Pommeret.
La Ville de La Verrière continue donc ses démarches pour obtenir l’annulation de la décision du Ministre, notamment dans le cadre du Groupe de Travail A12 par le vallon du Pommeret.
| Groupe de travail A 12 _Qu’est-ce que le groupe de travail A12 par le vallon du Pommeret ? Co-présidé par les maires de Coignières et de La Verrière, le groupe de travail A12 par le vallon du Pommeret comprend aussi les Maires d’Élancourt, de Trappes et des Essarts-le-Roi, des élus de Maurepas et du Mesnil Saint-Denis, des parlementaires, des élus régionaux et départementaux, le président de l’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines et 8 associations de riverains de la N10 ou des tracés urbains du prolongement de l’A12. |
Pour visualiser le plan des tracés :